En 2015, je prends de bonnes résolutions sur les médias sociaux

C’est décidé, cette année, vous misez sur les réseaux sociaux et mettez en place pour cela une véritable stratégie d’entreprise. Excellente résolution ! Alors, pour commencer, je vous livre quelques conseils.

1. J’arrête l’amateurisme

Honnêtement, sur lequel de ces deux profils avez-vous envie de cliquer pour en savoir plus ?

profil anonyme Twitter

  • Je commence donc par enlever ma tête d’oeuf de Twitter. Sinon rien de tel pour tuer (dans l’oeuf !) tous vos efforts et vous décrédibiliser aux yeux de votre cible potentielle. Une entreprise / un professionnel qui tweete sans une vraie photo de profil, cela ne fait pas sérieux. Si cela vous paraît une évidence, tant mieux ! Il se trouve que je tombe quelques fois sur des followers qui tweetent au nom de leur entreprise avec pour profil… un oeuf ! Autant vous dire que je ne cherche même pas à en savoir plus sur eux.

Si vous ne voulez pas insérer une photo permettant d’identifier une personne en particulier, pensez à votre logo ou à tout autre visuel pouvant représenter votre activité. Si vous tweetez à titre personnel, idem. Mettez une photo qui corresponde à votre personnalité.

Et puis vos tweets seront plus facilement repérables s’ils sont associés à un profil personnalisé. Cela m’arrive de balayer très rapidement ma time-line et de ne m’arrêter que lorsque je repère un profil vraiment connu et que je sais intéressant. A ce propos, ne changez pas trop souvent votre photo de profil.

  • La question de la photo est valable également sur les autres réseaux. Je reçois des demandes de contact sur LinkedIn de personnes que je ne connais pas ou que j’ai pu croiser une fois sans qu’elle m’ait particulièrement marquée et je n’ai même pas la possibilité de me rattacher à sa photo pour la resituer. LinkedIn n’est pas un réseau de CV anonymes, vous devez y intégrer votre photo.
  • De la même manière, pensez à insérer deux mots de présentation dans votre bio Twitter. Intégrez des hashtags par rapport à votre activité / vos compétences / vos centres d’intérêt. Avant même de visualiser vos tweets, c’est la deuxième chose qu’un follower potentiel verra après votre photo de profil.
  • Enfin, soignez également la photo de couverture que ce soit sur Facebook ou Twitter. Là encore, elle fait partie des premiers éléments visibles par un nouveau fan/follower. A l’inverse du profil, je vous conseille par contre de changer régulièrement de photo de couverture. Adaptez-la à l’actualité, à VOTRE actualité / activité. 

2. Je personnalise mes demandes de contact

La standardisation des messages (comme dans l’exemple ci-dessous) est à éviter à tout prix.

demande de contact LinkedIn

Sur LinkedIn notamment, prenez le temps d’écrire un petit mot personnalisé lorsque vous voulez entrer en relation avec quelqu’un. Surtout si vous ne connaissez pas vraiment cette personne !

Je reçois personnellement des demandes de contact toutes les semaines. La plupart du temps, elles ne sont absolument pas personnalisées. Lorsque je connais (bien) la personne, je peux à la rigueur comprendre. Quoi que, j’aurais tendance à dire que, a fortiori si vous connaissez la personne, soignez votre demande de mise en relation. C’est peut-être votre futur employeur / collègue de travail / client / fournisseur. Donnez-lui envie d’en savoir plus sur vous ou de découvrir chez vous des compétences / qualités qu’il ignore.

Et si vous voulez entrer en contact avec quelqu’un que vous ne connaissez pas ou que vous avez à peine entrevue lors d’une conférence, prenez la peine d’écrire un petit mot pour vous présenter, expliquer pourquoi vous voulez entrer en contact avec cette personne. Sinon, c’est comme si vous jetiez une bouteille à la mer, vous avez une chance plus ou moins infime que cette personne prenne le temps d’aller voir votre profil et accepte de faire partie de votre réseau professionnel.

3. J’arrête de vouloir tout automatiser

Certes, les réseaux sociaux, cela prend du temps. Et c’est bien pour cela que croire à la gratuité des réseaux sociaux est un leurre. Mais arrêter de vouloir tout synchroniser ! Pensez à ceux qui vous suivent sur plusieurs réseaux (Facebook, Twitter, LinkedIn pour ne citer que les principaux). Ils se retrouvent parfois avec trois fois la même info dite exactement sous la même forme.

Il est nécessaire d’adapter son message à chaque réseau social, à chaque cible, même s’il s’agit au final de la même information.

Personnellement, j’en ai assez de retrouver sur mon fil d’actualité Facebook, les tweets (postés donc sur Twitter) de telle ou telle personne/entreprise.

Même chose, à l’inverse, nul besoin d’être informé sur Twitter de votre activité Facebook :

publication d'une nouvelle photo Facebook

Ni de lire sur Twitter :

je suis entré en contact sur Viadeo

De même, nul besoin de savoir que vous avez mis à jour votre profil Viadeo :

mise à jour profil Viadeo

Vous vous retrouvez dans un de ces exemples ? Alors, avouez-le, quel intérêt que l’on sache que vous avez un nouvel ami ? Et si je suis sur Twitter, ce n’est pas pour aller voir votre photo sur Facebook ! Sachez bien que si votre entreprise m’intéresse vraiment, si votre information est vraiment importante, je la retrouverai sur le réseau en question. 

Pensez donc à désactiver (ou à ne pas activer) la synchronisation entre votre compte Twitter et votre profil Facebook et entre votre compte Viadeo et votre profil Facebook.

Le pire, je crois, c’est Scoop.it. Je n’ai rien en soi contre cet outil de curation (que j’ai testé en son temps et que j’ai tendance aujourd’hui à délaisser, mais là n’est pas la question). Lorsque vous tombez sur un lien qui a l’air intéressant, que vous cliquez dessus et que vous tombez sur une page Scoop.it qui vous oblige encore à cliquer pour enfin atterrir sur l’article en question, pfff… l’article a intérêt à être vraiment intéressant !

Un exemple pour que vous compreniez la limite de l’automatisation avec Scoop.it. Je surfe pas mal sur LinkedIn via les rapports d’activité des groupes. Autrement dit, pour ceux qui ne verraient pas de quoi je veux parler, je reçois dans ma boite mail une synthèse (quotidienne ou hebdomadaire, selon ce que j’ai choisi) de l’activité des groupes LinkedIn auxquels je suis abonnée. Il y a très souvent des discussions qui m’intéressent. Je clique donc sur le lien inséré dans mon mail (clic n°1). J’atterris sur la page LinkedIn correspondant à la discussion. Souvent cette discussion renvoie à un lien sur lequel je dois donc cliquer (clic n°2). Et là, je tombe parfois sur une page Scoop.it. Je dois donc encore cliquer sur le lien (clic n°3) pour visualiser l’article dans son intégralité. 3 clics pour obtenir l’information finale ! Je peux vous assurer que vous avez déjà perdu une partie de votre lectorat potentiel.

4. Je me mets à Buffer et/ou HootSuite pour gagner du temps

Oui, je vous ai dit précédemment d’arrêter de vouloir tout automatiser pour essayer de gagner du temps. Mais avec Buffer et HootSuite, il ne s’agit pas d’automatiser à tout va, sans réfléchir.

Buffer et HootSuite sont deux outils complémentaires qui vous aideront à optimiser votre présence sur les réseaux sociaux.

Avec Buffer, vous pouvez créer un planning de publication pour chaque jour de la semaine.

planning Buffer

Très intéressant aussi si vous gérez plusieurs comptes sociaux.

Personnellement, je me sers essentiellement de Buffer pour tweeter. D’un simple clic, je peux ainsi poster le même tweet sur plusieurs comptes Twitter différents, mais à des heures différentes. Je peux aussi publier immédiatement si je le souhaite. L’intérêt de la planification ? Vous passer un petit moment le matin à votre veille et si vous repérez 3 ou 4 articles intéressants à partager, vous pouvez, grâce à Buffer, les poster tout au long de la journée. Cela évite de publier 3 tweets en l’espace de 10 minutes, puis plus rien ensuite.

Quant à HootSuite, je l’utilise pour visualiser mes listes Twitter, comme ceci :

HootSuite dashboard

Là encore, ayant plusieurs comptes Twitter à gérer, cela me permet de visualiser sur un seul site l’ensemble de mes comptes sans avoir à me connecter/déconnecter pour passer de l’un à l’autre. Vous pouvez également vous servir d’HootSuite pour programmer vos tweets ou posts sur Facebook / LinkedIn / Google+.

Dans la pratique, je me sers d’HootSuite et Buffer essentiellement pour gérer Twitter. C’est de toute façon le réseau sur lequel, théoriquement, vous devez poster le plus.

Pour mes posts Facebook, je préfère passer directement par l’interface Facebook car le rendu des publications via Buffer ou HootSuite ne me satisfait pas. Sur Facebook, à défaut de pouvoir prévisualiser votre post, vous avez quand même un petit aperçu de ce à quoi il ressemblera. Idem pour LinkedIn.

5. Je lance mon blog d’entreprise

Vous disposez d’un site web, vous êtes actifs sur les réseaux sociaux ? Et si vous possédiez un blog pour publier régulièrement votre actualité ? Non seulement cela servira le référencement de votre site mais, en plus, vos articles de blog constitueront un contenu à valeur ajoutée à partager sur les réseaux sociaux. Et les clics sur les réseaux sociaux renverront vers votre site.

Un article de blog = une publication sur les réseaux sociaux = un clic d’un fan/follower = un visiteur sur votre site = un prospect potentiel que vous n’avez plus qu’à convertir en acheteur. Simple non ? Bon, je vais un peu vite en besogne, certes. Mais un blog d’entreprise peut véritablement apporter un plus à votre stratégie, à condition, bien sûr, de le faire vivre, c’est-à-dire de publier régulièrement des articles à valeur ajoutée. Cela nécessite donc d’y consacrer un peu de temps. Mais le jeu en vaut la chandelle.

6. Je m’accorde 5 minutes par jour par réseau social

Alors là, ce devrait être VOTRE résolution de l’année 2015  si vous n’en aviez qu’une à tenir : passer 5 minutes par jour par réseau, soit 15 à 20 minutes par jour.

Prêt à investir un quart d’heure par jour ? Alors je vous explique tout dans un prochain billet ! 

7. J’arrête les réseaux sociaux !

Eh oui, si vous n’avez pas le temps de vous dégager 15 minutes chaque jour, alors arrêtez tout ! Ceci pour une raison simple : pas la peine d’avoir une page Facebook ou un compte Twitter si vous ne l’alimentez pas.